3 – Les principales actions en cours

Des contributions aux divers stades de l'élaboration du PLU constituent aujourd'hui les principales actions de l'AVA .

1 – Une réflexion en amont

Les règles d'urbanisme applicables à la commune, -qui n'a pas de Plan d'Occupation des Sols (POS) depuis l'annulation de celui de 1994-, sont les Règles Générales d'Urbanisme dites aussi Règles Nationales (RNU). Cette situation a quelques inconvénients. C'est ce qui a conduit la municipalité à hâter l'élaboration du PLU -qui depuis la loi du 13 décembre remplace le POS-. Toutefois, l' AVAa rappelé à diverses reprises que mener la procédure avec trop de hâte comporterait des inconvénients bien plus graves que le maintien des Règles Générales d'Urbanisme une année ou deux de plus. C'est le sens des éditoriaux de trois récents numéros du bulletin (n° 42 Un délai de réflexion -n°43 Réfléchir en amont- n°44 Pour un projet d'urbanisme volontariste) qu'on trouvera sous le Titre III Le Bulletin de l'AVA .

La réflexion en amont à laquelle l'AVA appelle la municipalité et tous les citoyens part des constats du recensement de 1999 qui conduisent à la question :Quel avenir pour la commune ?

C'est là l'objet des « décisions spéciales » de l'Assemblée générale de 2001. Lors du Forum des Associations de septembre 2001, l'AVA a présenté les principaux résultats du recensement qui mettent en évidence deux points capitaux : le vieillissement de la population, et le poids socio-économique des résidents secondaires (voir bulletin n° 44).

2 – Informer

La municipalité a pris en octobre 2001 la décision officielle d'entamer la procédure d'élaboration du PLU, et de mettre à la disposition du public pendant le mois de novembre et une partie de décembre 2001 les documents à partir desquels cette élaboration sera menée.

Pour permettre à nos concitoyens d'en prendre réellement connaissance, une sélection de ces documents est présentée sous le Titre V Le Plan Local d'Urbanisme . Cette sélection sera mise à jour tant que la Mairie n'aura pas son propre site pour y publier de tels documents.

Dès le mois de décembre, l'AVA a présenté par courrier à la municipalité ses premières observations. Elles ont été reprises pour l'essentiel dans un article du numéro 44 du bulletin. On trouvera, sous le Titre III Le Bulletin,la partie de cet article qui concerne le « Schéma de Cohérence Territorial » applicable à Pléneuf-Val-André qui fait actuellement l'objet de discussions au niveau de la Communauté de communes à laquelle Pléneuf-Val-André appartient et au niveau supérieur du Pays de Saint-Brieuc.

3 – Les voies et espaces publics

Depuis plus de 5 ans, l' AVA défend l'idée -jusqu'à présent sans succès- qu'il paraît inconcevable de procéder à une nouvelle élaboration complète du POS (aujourd'hui PLU) sans avoir fait au préalable une étude approfondie et exhaustive des voies et espaces publics qui constituent la trame de l'urbanisation. L'AVA a remis au mois d'octobre 2001 à tous les conseillers municipaux la note reproduite sous le Titre IV Les positions de l' AVA - 4 Infrastructures de base. Le maire a assuré à l'AVA qu'elle serait appelée à participer à un groupe de travail chargé de cette question.

4 – Sauvegarder le caractère de la digue-promenade

Toutes les actions menées depuis plus de dix ans pour la sauvegarde des zones du Val-André en bordure de la plage restent d'actualité.

L'idée de créer un « front de mer » avec des immeubles-barres paraît abandonnée. La description faite de la digue-promenade sur le site de l'Office de Tourisme montre le chemin parcouru depuis que le maire de Pléneuf-Val-André se référait à l'urbanisme de La Baule .Les dernières interventions de l' AVA (voir la 2ème décision spéciale de l'Assemblée

générale d'août 2000) demandant notamment une application des lois « Littoral » et « Paysage » dans la lettre et dans l'esprit paraissent avoir été entendues.Il reste pourtant à veiller à ce que les intentions déclarées se traduisent bien dans les règles du futur PLU, ce qui n'est pas encore le cas dans les documents provisoires soumis au publics (voir Titre V).

5 – L'implantation du Centre Nautique

La question de l'implantation du centre nautique avec son école de voile ne peut être séparée de celle de la sauvegarde et de la mise en valeur de la digue-promenade.

Actuellement le Centre Nautique est implanté à chacune des deux extrémités de la plage, au Piègu et aux Murs Blancs. C'est une situation considérée comme provisoire…mais qui perdure depuis plus de vingt ans ! Les municipalités précédentes avaient fait le projet de regrouper toutes les activités au Piègu .L' AVA s'est toujours opposée très fermement à ce projet. Elle a demandé que la question de l'implantation de l'école de voile et du Centre Nautique fasse l'objet d'une étude approfondie, et que soit étudiée notamment la possibilité de regrouper aux Murs Blancs l'ensemble des activités opérationnelles (voir Titre I – Présentation de l'AVA – 2 – Les orientations fixées par les assemblées générales – A.G. août I996 3ème décision ) .

L' AVA a rappelé sa position par un panneau au Forum des Associations de septembre 2001 (voir Titre III – bulletin n° 44 – Forum des Associations )

« Piègu … c'est un quai entre falaise et mer
« d'où la vue s'étend sur toute la plage,
« où il ferait bon venir flâner et s'asseoir en toute saison
« pour le bonheur de la contempler … et pour rêver un peu !
« si une autre conception de l'urbanisme de la station
« venait enfin se substituer aux aménagements « provisoires »
« aujourd'hui en question . »

Il est très regrettable que la meilleure partie du site et la plus agréable à la mi-saison soit sacrifiée aux activités de location de bateaux ou planches à voile et à une section de l'école de voile .

S'il était prouvé que, même dans l'hypothèse d'un réaménagement de l'extrémité de la digue-promenade aux Murs Blancs avec élargissement du quai, il se révèlerait impossible d'y regrouper toutes les activités du Centre Nautique, alors l' AVA se rangerait à la solution de maintenir certaines activités au Piègu.La position de la municipalité paraît être aujourd'hui celle du statu quo, avec un aménagement de l'occupation du quai au Piègu pour y rendre la promenade plus agréable. Il reste à justifier cette position .

6 – La Villa Notre – Dame .

C'est en octobre I995 que la communauté religieuse qui gérait ka maison de vacances familiales la «Villa Notre-Dame » -devenue de fait maison de retraite-, sous le couvert d'une association, annonça sa décision d'une cessation immédiate d'activité et de mettre l'immeuble en vente .

Ces grands bâtiments, avec le parc à l'arrière adossé à la colline, constituent un ensemble immobilier au cœur de la station qui, du point de vue de l'AVA, ne pouvait pas être abandonné à un promoteur immobilier. La municipalité, partageant finalement le même point de vue, décida de l'acquérir en juillet I999. Mais, à cette date, la municipalité n'avait encore rien décidé de ce qu'elle pourrait en faire; des avant-projets de restructuration de l'ensemble immobilier que constituent la «Villa Notre-Dame » et la place des Régates près du casino furent élaborés pour y installer un complexe touristique à l'initiative d'un promoteur à rechercher sur la base d'un cahier des charges .

Au terme d'une réflexion au cours de laquelle l'AVA était maintes fois intervenue (voir Titre III le bulletin – n° 34 La Villa Notre-Dame patrimoine culturel du Val-André ), la municipalité arrêtait un projet immobilier pour l'ensemble la «Villa Notre-Dame » / la place des Régates/ camping des Monts Colleuxrépondant à peu près exactement aux demandes de l'AVA. .

Il reste à savoir quel promoteur pourrait s'intéresser à ce projet , pour quelles activités, avec quels financements, et quelle maîtrise du foncier à long terme la commune pourra s'assurer ?

L' AVA continue à demander que soit réellement étudiée une solution qui pourrait comporter un fractionnement de l'opération globale avec la création d'une véritable maison de retraite.La municipalité actuelle paraît ouverte en effet à une solution autre que celle qui

abandonnerait toute l'opération à un unique promoteur.

7 – Le site de Dahouët

L'action apparemment la plus importante et certainement la plus spectaculaire des actions menées par l'AVA a été l'opposition à la construction d'un avant-port bétonnant l'entrée de Dahouët en I980 ( voir Titre II – 1 Historique ).L'opération avait été un succès puisqu'elle avait fait échouer le projet. Action «coup de poing » négative majeure, qui devait être prolongée par des actions plus positives, moins spectaculaires (et moins mobilisatrices) pour la sauvegarde du site à l'égard de menaces de dommages et de dégradations, et pour sa mise en valeur.

La question de l'augmentation de la capacité d'accueil du port pour la plaisance est toujours d'actualité. Un bassin à flot, le Bassin des Salines, a été mis en service en 1986.

Mais il s'est immédiatement révélé très insuffisant eu égard à la demande. La solution d'aménager le vieux bassin en bassin à flot a été vivement combattue par l' AVA (voir

Titre II – 2 Les orientations fixées par les Assemblées générale – A.G. août I996- 4èm e décision). Elle paraît définitivement abandonnée.

Il faut donc envisager une autre solution : celle d'agrandir le bassin des Salines . Dans quelle mesure peut-il supporter un agrandissement ? Il fallait l'étudier .

Si, du point de vue de l'efficacité de l'investissement l'opération réalisée a été très satisfaisante, et si la création du bassin n'a pas compromis la topographie du site, du point de vue de la qualité de l'urbanisme elle a été très mauvaise . La forme carrée et l'aspect général du bassin dont les bords sont constitués par des enrochements ne permettent pas de l'intégrer dans le port traditionnel . En face du quai du vieux bassin (quai des Terre-Neuvas), pour fermer le nouveau bassin au sud un grand bâtiment particulièrement laid a été construit . Mal implanté et mal intégré dans son environnement, ce bâtiment n'a pas de fonction précise.

Il fallait donc étudier un réaménagement de la zone du bassin des Salines en vue de traiter cette zone en l'intégrant dans le site urbain du vieux port.

Enfin Dahouët est à la sortie de Pléneuf -Val-André vers Lamballe et Saint Brieuc. C'est donc un lieu d'habitation pour des résidents qui y ont un emploi. Il fallait étudier dans quelle mesure le site peut supporter sans dommage de nouvelles habitations.

Mais la partie sud du site de Dahouët se trouve en fait sur deux communes : avec celle de Pléneuf-Val-André, celle de Saint-Alban . La commune de Planguenoual vient mordre aussi sur le site de Dahouët.L'étude devait donc être faite en coopération avec ces deux communes .

La municipalité décida en 1998 de faire une étude générale de la partie sud de Dahouët, autour du Bassin des Salines.La manière dont cette étude a été initiée et menée a donné entière satisfaction à l' AVA qui y a été associée à tous les stades (voir Titre I – 2

Les orientations fixées par les assemblées générales - A G. août 2000 – 3ème décision )L'AVA n'approuve pas pour autant toutes les propositions faites par le Cabinet d'architecture qui a réalisé l'étude. Des réserves ont été présentées, notamment à l'égard du tracé des voies à créer.

D'autre part il y a des mesures à prendre pour la sauvegarde et la mise en valeur de la partie nord du port (quai des Terre-Neuvas) en cohérence avec l'aménagement de la partie sud. Il est regrettable que la demande de l' AVA d'étendre le champ de l'étude à la partie nord n'ait pas été retenue.

Il reste donc à faire un important travail de mise au point d'un projet d'urbanisme global pour l'ensemble du site, et pour inscrire ensuite dans le PLU les objectifs et les moyens réglementaires .




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